Marche populaire de Casablanca Près de 3 millions de Marocains manifestent

Ce fut une importante ou plutôt une imposante. C’était un défilé des grands jours. Un grand mouvement populaire. En effet, le , tout le manifestait hier à . Des manifestants venus des quatre coins du pays ont pris part à une grande populaire pour dénoncer les manœuvres orchestrées par certains médias et partis politiques en Espagne contre le Royaume. Et ceux qui n’ont pas pu faire le déplacement étaient tout de même présents à avec leurs cœurs et âmes, les yeux rivés sur les écrans des télévisions nationales qui transmettaient la en direct. Jeunes et moins jeunes, hommes et femmes, citadins et ruraux étaient hier côte à côte pour manifester contre les agissements des ennemis de l’intégrité territoriale du Royaume.

Ce dimanche 28 novembre 2010 restera sans nul doute une date gravée dans les mémoires au et dans le monde entier, comme ce fut le cas en 1953 et en 1975. Le peuple marocain était descendu dans les rues en 1953 après la décision des autorités coloniales d’exiler feu S.M. Mohammed V. Le peuple marocain avait également répondu à l’appel de feu S.M. Hassan II pour prendre part à la verte en 1975. Et c’est encore une fois un peuple marocain déterminé, solidaire et pacifique qui a défilé à hier pour mettre en garde les ennemis de l’intégrité territoriale, dont l’hostilité à l’égard du et des Marocains est allée beaucoup trop loin, frôlant les lignes rouges. L’histoire ne faisait que se répéter en quelques sortes.

Les images des foules brandissant les drapeaux marocains et scandant l’hymne national rappelaient les mêmes images qui avait fait le tour du monde en 1975, quand les 350.000 Marocains qui avaient pris part à la verte franchissaient les frontières factices des Colons espagnols entre le et ses provinces du Sud. Manifester son indignation, les officiels et politiques marocains l’ont fait durant plusieurs jours et c’était au tour du peuple marocain de réagir contre les informations intox et les allégations mensongères d’un certain nombre de politiques et de journalistes espagnols, dans une tentative vaine et avérée pour induire en erreur le monde entier et intimider le devant la communauté internationale.

Tôt dans la matinée, les premières vagues de manifestants arrivaient à . Certains ont parcouru des centaines de kilomètres pour prendre part à la . Ils sont venus de Tanger et d’Agadir, d’Oujda et de Taroudant, de Fès et de Smara, de Guercif et de Geulmim. Bref, tout le était présent car le temps est à la mobilisation générale. Une marée humaine a défilé au boulevard Mohammed VI, brandissant des banderoles dénonçant les intrigues des médias espagnols sous l’impulsion de certains responsables malintentionnés. «Nous avons écris sur cette banderole : le peuple marocain et le peuple espagnol, main dans la main. Car nous savons que le peuple espagnol n’est pas hostile au .

Nous avons par contre la certitude que le (Parti populaire) espagnol, avec à sa tête des personnes comme Rajoy (président du ) et Aznar (ancien Président du ), haïssent le . Ceux-là s’en prennent au à défaut d’apporter des réponses claires à la crise qui secoue l’Espagne», affirme ce militant associatif venu de Rabat avec plusieurs membres de son association. D’autres manifestants sont venus seuls. C’est le cas de Boulaâyoune Ahmed, venu de Tétouan. Agé de 74 ans, Haj Ahmed avait déjà pris part à la verte en 1975. Brandissant le fameux exemplaire vert du Coran distribué aux participants de la verte, il scande des slogans avec la foule.

«Mon état de santé ne me le permet pas, mais j’ai tout de même tenu à prendre part à cette . Nous l’avons déjà dit il y a 35 ans et nous le répétons aujourd’hui encore : le Sahara est un territoire marocain et le restera pour toujours», lance t-il l’air fier de participer à l’écriture de l’histoire une deuxième fois. Et d’ajouter : «il ne faut pas se leurrer. Certains milieux en Espagne ont peur du qui devient une force économique considérable. De même, le , en tant que destination touristique commence à concurrencer sérieusement l’Espagne. C’est pour cette raison que certains responsables politiques n’hésitent pas à créer des problèmes pour notre pays afin de l’empêcher de poursuivre sa de progrès». Ce dernier, comme des centaines de milliers d’autres, est donc venu manifester sa colère contre certains politiques espagnols.

Les Marocains du Sahara étaient également présent en force. Et c’est au rythme de la «Guedra», la célèbre danse folklorique des provinces du Sud, qu’ils chantaient la marocanité du Sahara. «Nous sommes venus de Guelmim pour représenter les provinces du Sud et pour dire aux Espagnols et aux Algériens que nous sommes marocains de père en fils. Nous sommes venus également pour condamner les crimes perpétrés à Laâyoune par des personnes à la solde de parties étrangères.

Les valeurs des Sahraouis ne tolèrent aucunement ses actes criminels. Nous manifestons également notre colère contre ces médias espagnols qui véhiculent des informations totalement fausses sur le et les autorités marocaines, à des fins politiques liées à un agenda connu de tous», déclare Zahra Bou Mezrag, présidente de l’association de la Femme Zegraouia à Goulmim. Pour cette dernière, tout comme pour les 30 millions de Marocains, le Sahara a toujours été marocain et il le restera pour toujours.
C’est un message on ne peut plus clair, surtout pour les forces néocolonialistes en Espagne et la junte militaire au pouvoir en Algérie.




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