L’Organisation internationale de défense des droits humains, Amnesty International (AI, basée à Londres), a dénoncé le manque d’accès en Algérie, y compris aux camps de séquestration de Tindouf, contrôlés par les séparatistes du polisario dans le sud-ouest algérien.
« Nous souhaitons avoir en Algérie le même accès que nous trouvons au Maroc », a confié à la MAP M. Malcolm Smart, directeur chargé de la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord au sein d’Amnesty.
« Le gouvernement algérien nous a informé qu’en raison de nos reproches à l’égard de la situation en Algérie, nous ne pourrons pas visiter ce pays pour y mener des recherches », a dit le responsable.
« Nous voulons avoir accès à tout le territoire algérien y compris aux camps de Tindouf », a poursuivi M. Smart, soulignant qu’Amnesty International souhaite faire la lumière sur de nombreuses violations des droits de l’homme en Algérie, y compris ceux ciblant les émigrés et d’autres graves exactions.
« Le traitement des réfugiés est également parmi nos préoccupations au sujet de la situation en Algérie », a-t-il encore indiqué. « Nous voulons examiner ces questions sur le terrain, mais notre souhait se heurte au refus des autorités algériennes », a-t-il poursuivi.
« Nous ne sommes pas prêts à accepter un accès limité en Algérie », a-t-il insisté, ajoutant que « la très petite section » dont dispose Amnesty en Algérie « trouve des difficultés à travailler dans ce pays ».
« Si on compare le Maroc et l’Algérie, on peut clairement identifier les différences au niveau des approches. L’approche marocaine a permis de réaliser de nombreux acquis », a-t-il dit. « Nous avons fait part de ces remarques aux autorités algériennes, qui ne l’ont pas apprécié », a-t-il ajouté.
M. Smart a tenu à souligner que son organisation souhaite soulever des cas similaires à celui de M. Salma Ould Sidi Mouloud, enlevé et incarcéré par la junte séparatiste du polisario sur le territoire algérien, avant sa récente remise au Haut Commissariat pour les Réfugiés (HCR) en Mauritanie.
Suite à l’enlèvement d’Ould Sidi Mouloud, Amnesty avait souligné qu’elle estime que « le soutien pacifique au plan d’autonomie (présenté par le Maroc) ne doit pas être perçu comme un acte qui justifie les restrictions imposées à la liberté d’expression » dans les camps de Tindouf.
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