Selon le Collectif des associations marocaines en Europe, la collusion d’Annahj et de l’AMDH avec la thèse séparatiste du Polisario s’est révélée au grand jour à Bruxelles.
Les associations marocaines en Europe s’élèvent contre les positions d’Annahj et de l’AMDH hostiles à l’intégrité territoriale du Maroc. Le soutien apporté par le parti de l’extrême gauche d’Annahj de Abdellah El Herrif et l’Association de défense des droits de l’Homme de Khadija Ryadi aux thèses séparatistes lors d’une rencontre organisée, mardi 22 mars, au siège du Parlement européen à Bruxelles a suscité l’ire de la communauté marocaine en Belgique. Le Collectif des associations marocaines en Europe s’est indigné, vendredi 25 mars, du fait que l’AMDH et Annahj, qui se considèrent comme les leaders spirituels et idéologiques du Mouvement du 20 février, se sont associés à l’eurodéputé espagnol Willy Meyer de la gauche unie pour se proclamer porte-parole du séparatisme. «Sans aucune forme de respect ni d’égard pour les valeurs sacrées de leurs concitoyens, Annahj Addimocrati et l’AMDH vendent leurs âmes et bradent l’idéal des jeunes du mouvement du 20 février aux rebelles du Polisario et à leurs mentors algériens», a déploré le collectif dans un communiqué. «Willy Meyer, un des chantres et farouche défenseur des thèses séparatistes en Europe ainsi que quelques appendices de l’AMDH en Belgique et en France et surtout des membres du front Polisario, sans parler d’un parterre d’Algériens dont la présence de l’ambassade d’Algérie, de séparatistes et de quelques pro-séparatistes européens, ont choisi de dévier les nobles objectifs du mouvement de protestations sociale et politique au Maroc pour les offrir sur un plateau aux détracteurs du Maroc», a précisé le communiqué du collectif. Selon les observateurs, le danger de cette situation c’est que les positions extrémistes d’Annahj, de l’AMDH et même d’Al Adl Wal Ihssane, qui ont pris la vague du 20 février et se sont considérés comme des leaders de cette dynamique sociale, laissent croire que les jeunes du 20 février auraient la même position au sujet de la question du Sahara. Contacté par ALM, l’un des leaders du mouvement des jeunes du 20 février affirme que ce mouvement n’a encore jamais évoqué la question du Sahara marocain et que de ce fait n’a pas pris de position sur ce sujet (voir réaction ci-dessous). De ce fait, le Mouvement du 20 février n’a jamais déclaré, de l’aveu de ses leaders, qu’il est aligné sur les positions hostiles d’Annahj et de l’AMDH.
Descendre dans la rue dans plusieurs villes marocaines pour faire entendre des revendications politiques, sociales et économiques dans le cadre du Mouvement du 20 février et militer en même temps au sein du Parlement européen en faveur de la thèse séparatiste pour faire imputer le Maroc du tiers de son territoire est une attitude double qui ne saurait duper les Marocains qui rejettent catégoriquement toute atteinte aux valeurs sacrées de la Nation. Toujours selon le Collectif des associations marocaines en Europe, «la communauté marocaine en Europe, qui dénonce avec vigueur les pratiques abjectes de ces pseudo-défenseurs des droits de l’Homme, ne peut qu’appeler l’ensemble de nos concitoyens à les rejeter des processus actuels et des aspirations, combien nobles et légitimes, d’une frange de la jeunesse marocaine qui leur a fait confiance en les faisant adhérer à son mouvement revendicatif’». En affichant ostensiblement et sans aucune gêne leurs relations avec les adversaires de l’union sacrée des Marocains autour de leur unité territoriale, «ces individus se placent de facto en marge du peuple marocain et de ses forces vives», note le communiqué du collectif, qui dénonce, en outre, «avec force et véhémence les inepties avancées par le secrétaire national d’Annahj Addimocrati et ses acolytes, qui se sont indûment érigés en porte-paroles du peuple marocain, pour dénigrer les institutions marocaines et pour dénaturer les avancées démocratiques au Maroc reconnues internationalement». A rappeler que suite à la tenue du neuvième congrès de l’AMDH du 20 au 23 mai 2010, l’Association de Khadija Ryadi a été au centre de la polémique. Lors de ce congrès l’AMDH s’est déclarée ouvertement porte-voix des séparatistes du Polisario. La classe politique avait fortement condamné cette attitude la qualifiant d’«instrumentalisation des droits de l’Homme pour servir des agendas politiques tant intérieurs qu’extérieurs».
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