L’Administration électronique met du temps à devenir réalité, en raison de certains poches de résistance au sein même de l’administration qui ne voient d’un bon œil le bouleversement de leurs vieilles habitudes de travail, mais également à cause de la réticence des usagers qui adoptent difficilement ce nouveau mode de fonctionnement des services publics.
Pour favoriser le développement de cette mise en ligne des services de l’Administration, le ministère de la Modernisation des secteurs publics a mis en place en 2005 le Prix national de l’administration électronique (e-mtiaz) qu’il continue à organiser chaque année depuis. Ainsi, ce département vient de lancer l’édition de l’année en cours de cette compétition qui s’inscrit dans le cadre de la stratégie visant à moderniser l’Administration et améliorer son rendement via l’utilisation des TIC. Les candidats auront ainsi jusqu’à 30 septembre 2011 pour déposer leurs candidatures concernant ce prix qui vise à inciter les administrations à développer des téléservices publics.
Ce prix est ouvert aux administrations publiques, aux collectivités locales, aux établissements publics et aux délégataires de services publics, à travers la participation par un ou plusieurs téléservices en respectant les deux conditions.
Il devra s’agir bien d’un téléservice public et que le téléservice en question soit opérationnel (et non pas en phase projet) depuis au moins trois mois avant la date limite
de dépôt des dossiers de candidature.
Les aspects évalués concernent principalement la valeur ajoutée des téléservices candidats, les conditions de leur mise en œuvre et leur impact sur la simplification de l’accès aux services publics. La commission de sélection peut convier, en cas de nécessité, tout participant au concours pour une présentation détaillée de son téléservice candidat.
Pour décrocher cette consécration, les administrations en lice seront jugées notamment sur l’intérêt général de leurs projets et sur la qualité des services qu’elles fournissent aux usagers. Ces deux critères représentent 80% (40% chacun) de la note qui sera attribuée aux candidats.
Pour le premier critère, deux éléments d’évaluation sont pris en considération. Il s’agit de la capacité du service à répondre aux attentes des usagers (citoyens, entreprises, administrations) ; et l’alignement du service sur les priorités et les orientations stratégiques du gouvernement (simplification des procédures administratives, administration électronique, lutte contre la corruption, décentralisation, régionalisation, etc.).
S’agissant du deuxième critère, il permet de mesurer, d’une part, la capacité du téléservice à assurer la célérité et la qualité des services rendus et, d’autre part, son adéquation avec les attentes des usagers. Ce qui reviendra à évaluer plusieurs éléments.
Il s’agit notamment de l’existence de données et d’indicateurs chiffrés concernant la continuité et la pérennité des services rendus, la facilité d’accès au service (ergonomie, langues, canaux utilisés, accessibilité…), le degré de satisfaction des usagers externes de la qualité, de la crédibilité du contenu et des délais des services rendus et du pourcentage des usagers qui utilisent ce téléservice et l’évolution du nombre de ces usagers depuis sa mise en place.
Quatre critères
En plus de son intérêt général et de la qualité des services qu’elles fournissent aux usagers, les projets en lice sont également jugés selon deux autres critères. Il s’agit de l’amélioration du rendement administratif et de la réalisation et gestion du service candidat, avec 10 points chacun. Pour le critère relatif à l’amélioration du rendement administratif, il vise à évaluer l’impact du téléservice candidat sur l’organisation interne de l’administration, ses méthodes de travail et ses coûts de fonctionnement, alors que le critère concernant la réalisation et gestion du service candidat porte sur le contexte général dans lequel se trouve le téléservice.
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