De la magie dans les banques et autour des transactions bancaires ou autres. Ce n’est ni de la magie noire ni de la magie blanche mais les conséquences qui peuvent être tout aussi désastreuses. C’est l’histoire d’un stylo comme les autres, mais en apparence du moins. Il émarge ou signe exactement comme tous les autres sauf que ses émargements et signatures, à lui peuvent disparaître comme par enchantement. Ce n’est pas de la fiction. Les banquiers en savent quelque chose depuis quelque temps. Du moins certains d’entre eux. Preuve en est, cette circulaire datée du 17 du mois courant et émanant du siège central d’Arab Bank à Amman mettant en garde le personnel de ladite banque au Maroc contre ce type d’opérations frauduleuses. La circulaire réclame aussi au personnel plus de vigilance et exige certaines précautions lors des opérations et transactions bancaires.
On ignore si les autres banques marocaines ont en fait autant, mais la banque arabe installée au Maroc a alerté toutes ses agences pour plus d’attention et plus de contrôle. Il est demandé aux employés de la banque de procéder à la photocopie de tout document bancaire avant de valider toute opération et d’utiliser les stylos mis à disposition par l’établissement lors des signatures des documents bancaires par les clients. Au cas où ces mesures préventives ne seraient pas respectées, la circulaire prévoit d’en imputer la responsabilité aux seuls employés concernés.
A noter que ces mesures toucheront, entre autres, tous les instruments de paiements : les avoirs, tous les types de chèques, les effets de commerces, les demandes d’encaissement….Il est certain que l’utilisation frauduleuse de ce stylo magique ferait autant de ravages dans d’autres secteurs lors des signatures authentiques dans les actes notariés ou encore lors des signatures légalisées déposées dans les registres communaux. L’arrivée de ce stylo sur la place nuirait à toutes les transactions commerciales aussi. Si le stylo magique n’a pas encore fait de victimes annoncées chez nous, Arab Bank a pris l’initiative pour se protéger et protéger ses clients car son champ d’action est plus internationalisé. Qu’en est-il des autres banques ? Le stylo en question n’est pas nouveau dans le monde des fraudes mais sa vulgarisation est crainte dans les milieux des affaires. Il a la particularité d’avoir une encre qui disparait après un laps de temps, allant de 30 minutes à 6 heures.
Déjà aux Emirats Arabes Unis, la banque centrale avait donné une alerte le 3 avril par la police de Dubaï. Ladite banque émiratie s’était empressée alors d’envoyer une circulaire auprès des banques qui lui sont affiliées. Le document alerte sur l’arrivée des « Chinese Magic Pens » en Egypte.
Cette invention supposée chinoise et vendue à des prix assez élevés permet la disparition de l’écriture après un certain temps ou lors de l’exposition à la lumière ou à la chaleur. L’achat du gadget qui inquiète le monde des affaires, peut se faire par Internet et son prix varie selon l’efficacité et la marque. Ces stylos qui peuvent facilement infiltrer nos douanes peuvent facilement annuler une reconnaissance de dette, un contrat ou un chèque … La police scientifique de chez nous doit s’y mettre pour devancer les fraudeurs dans ce domaine. De la formation continue dans ce domaine demeure toujours nécessaire.
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- Le Crédit du Maroc vient d'obtenir l'aval du CDVM pour augmenter son capital par conversion optionnelle des dividendes de l'exercice 2010. Les 233 millions de DH, montant de l'opération, viendront donc renforcer les fonds propres de la filiale marocaine du Crédit Agricole (France). La banque cherche aussi à accroître sa capacité de distribution des crédits tout en respectant le ratio de solvabilité tel que défini par les directives de Bâle II. L'émission des nouvelles actions, au nombre 288.427 au prix de 810 DH l'unité, est réservée uniquement aux actionnaires actuelles de la banque. Par conséquent, à l'issue de l'opération, la structure du capital restera la même (77% aux mains du Crédit agricole, 10% pour Wafa assurance et 13,17% pour les autres actionnaires). Le prix d'émission des actions attribuées en paiement du dividende de l'exercice 2010, soit 810 DH l'unité, a été calculé sur la base de la moyenne des cours cotés lors des 20 séances de bourse ayant précédé la tenue de la réunion du directoire du 14 février 2011, diminué d'une décote de 10% et arrondi au multiple de 27 le plus proche. La période d'exercice de l'option de conversion des dividendes en actions nouvelles sera ouverte, auprès du Crédit du Maroc, organisme centralisateur, du 25 juillet au 19 août 2011. A l'expiration de ce délai, et en l'absence de l'exercice de l'option, le dividende ne pourra plus être payé qu'en numéraire. A l'issue de l'augmentation de capital, les fonds propres devraient atteindre 3,82 milliards de DH. Pour rappel, il y a quatre mois, le Crédit du Maroc avait déjà procédé à l'émission d'un emprunt obligataire subordonné pour un montant global plafonné à 500 millions de DH. L'émission a été souscrite plus de 7,5 fois et le taux de satisfaction s'élevait à 13,3%. Dans un contexte économique peu propice, le Crédit du Maroc avait clôturé l'exercice 2010 sur une note positive, grâce à sa politique commerciale ciblée. En consolidé, son Produit net bancaire (PNB) a progressé de 11,2% pour atteindre 2 milliards de DH. Sous l'effet d'une hausse de la charge du risque (+100%) à 481 millions de DH, le Résultat net part du groupe a accusé un repli de 14% à 363 millions de DH. Sur la période 2011-2013, la banque, dirigée par Pierre-Louis Boissière, promet de maintenir le rythme de création de nouvelles agences à raison de 30 ouvertures chaque année pour un budget qui s'élève à 420 millions de DH. Le Crédit du Maroc compte également amplifier l'effort d'ouvertures de comptes auprès des particuliers et des entreprises. Les prévisions tablent sur une progression des dépôts de l'ordre de 11,8% à l'horizon 2011. De leur côté, les crédits devraient enregistrer une progression de 12,8% durant la même période. La croissance annuelle moyenne du PNB serait de 11,2% au cours des trois prochains exercices. La poursuite de l'optimisation des charges d'exploitation devrait permettre d'améliorer le résultat brut d'exploitation dont le taux de croissance annuel moyen sur la période projetée est de 8,71%. Le coût du risque présente une progression moyenne de 1,9% en lien avec l'augmentation des créances clientèles. Enfin, le résultat net du Crédit du Maroc devrait en moyenne croître de 19,6% d'ici à 2013. Le groupe CDM améliore sa solvabilité A fin 2010, le ratio de solvabilité du groupe CDM marque une croissance de 5 points pour s'établir à 11,57%. Cette augmentation est due à la hausse enregistrée au niveau des fonds propres consolidés de 8,8% pour un solde de 3 980 MDH en raison de l'opération d'augmentation de capital par conversion optionnelle du dividende 2009 en actions nouvelles du Crédit du Maroc. Les risques pondérés ressortent en légère croissance de 3,74% en comparaison avec 2009 témoignant des évolutions respectives sur les crédits immobiliers et à la consommation et du resserrement des conditions d'octroi des crédits à l'équipement et des crédits spot.
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