Le bilan établi à fin octobre par le CRI fait ressortir une évolution sensible en termes d’investissements et de création d’entreprises.
La métropole a le vent en poupe en termes d’investissements et de création d’entreprises. Durant la période janvier-octobre 2011, le nombre de projets agréés dans le région du Grand Casablanca a enregistré un accroissement de 252%. C’est dire que la capitale économique du Royaume mérite bien son nom et renforce, jour après jour, son statut de locomotive nationale. Le dynamisme qui caractérise la région représente un attrait indéniable pour les investisseurs. De même, celle-ci fait office de pôle d’attraction pour les jeunes à la recherche d’un cadre de vie confortable et moderne.
Ainsi, le volume d’investissement durant les 10 premiers mois de l’année a atteint un montant global dépassant les 11 milliards de DH, selon les données du CRI (Centre régional d’investissement). «Au total, 162 projets d’investissements ont été agréés durant cette période, contre 46 pendant la même période de l’année 2010», indique-t-on. Cette évolution fulgurante a eu des effets bénéfiques. En effet, les multiples projets agréés ont permis la création de 36 981 emplois. Pour en saisir l’ampleur, il faut savoir que ce chiffre représente plus de 4 fois le nombre d’emplois créés en 2010.
Quant aux secteurs concernés, les BTP s’érigent en champion au niveau de la métropole. C’est ainsi que l’analyse sectorielle des projets agréés fait ressortir une prédominance de ce secteur qui réalise le montant le plus élevé, avec près de 5,2 milliards de DH, soit une part de 43,95%. De son côté, avec la réalisation de près de 790 MDH, le secteur des services s’adjuge la 2e place, soit 32,07 % de l’ensemble des projets. Aussi, en termes de création d’emploi, le secteur des services a contribué à la création de 31 314 postes. Ce chiffre représente 84,68 % du nombre total d’emplois créés.
Il est à souligner que Casablanca représente le premier contributeur à la création d’emploi, avec plus de 46% de la population active du Maroc. De même, la métropole enregistre de bonnes performances en comparaison avec la moyenne nationale. Pour ce faire, la région dispose d’atouts considérables qui en font un centre d’intérêt pour les investisseurs. En effet, la métropole est la première zone portuaire du Maroc en termes d’échanges commerciaux. De même, elle représente le premier pôle industriel du pays, avec plus d’un tiers des établissements industriels. À cela s’ajoute le fait que Casablanca reste la première place financière du pays, avec 30% du réseau bancaire et la totalité des sièges des banques et assurances.
Durant les 10 premiers mois de l’année 2011, la création d’entreprises a également connu une évolution notoire. Le Centre régional d’investissement du Grand Casablanca a ainsi bouclé la période de janvier à octobre 2011 sur un bilan de 5 512 entreprises nouvellement créées. Ceci représente un investissement initial des entrepreneurs d’un peu plus de 1 milliard de DH.
«On constate une prédominance de la SARL (Société à responsabilité limitée), soit 95% des nouvelles entreprises créées optent pour ce type de forme juridique. Cet engouement continue des entrepreneurs s’explique, notamment, par la suppression de l’exigence du capital minimum dans le but de simplifier davantage le formalisme de constitution d’entreprises et d’inciter à la création d’entreprises», précise-t-on. En ce sens, depuis juillet 2011, la loi n’impose plus aucun capital minimum pour la création d’une SARL.
Par ailleurs, afin de mieux cerner cette évolution, il est à rappeler qu’au premier semestre 2011, le CRI avait bouclé cette période sur un bilan de 3 317 entreprises nouvellement créées, moyennant un investissement initial des entrepreneurs de 615 MDH.
Aide à la création d’entreprise
Tout récemment, le CRI Casablanca avait lancé «Pack Bidayati». Qualifiée d’innovation, cette nouvelle offre permet aux jeunes entrepreneurs de bénéficier de plusieurs avantages susceptibles de faciliter la mise sur les rails de leur entreprise. Offre gratuite et sans obligation d’achat, le «Pack Bidayati» est également une exclusivité du CRI de Casablanca. Le principe de ce pack consiste à fournir aux créateurs d’entreprises ce dont ils ont besoin pour bien démarrer leur activité dans des conditions avantageuses. Les jeunes entrepreneurs peuvent dorénavant capitaliser sur la capacité de négociation du CRI auprès des grands opérateurs de renom, à savoir Attijariwafa Bank, Kitea, Maroc Telecom, Microchoix et RMA Watanya pour leurs besoins en équipements de produits et services. L’offre est bien entendu plafonnée, dans la mesure où le jeune entrepreneur bénéficiant de «Bidayati» peut réaliser des économies allant jusqu’à 27 500, selon l’usage qu’il fait du pack et en fonction des besoins de son entreprise.
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- Le Crédit du Maroc vient d'obtenir l'aval du CDVM pour augmenter son capital par conversion optionnelle des dividendes de l'exercice 2010. Les 233 millions de DH, montant de l'opération, viendront donc renforcer les fonds propres de la filiale marocaine du Crédit Agricole (France). La banque cherche aussi à accroître sa capacité de distribution des crédits tout en respectant le ratio de solvabilité tel que défini par les directives de Bâle II. L'émission des nouvelles actions, au nombre 288.427 au prix de 810 DH l'unité, est réservée uniquement aux actionnaires actuelles de la banque. Par conséquent, à l'issue de l'opération, la structure du capital restera la même (77% aux mains du Crédit agricole, 10% pour Wafa assurance et 13,17% pour les autres actionnaires). Le prix d'émission des actions attribuées en paiement du dividende de l'exercice 2010, soit 810 DH l'unité, a été calculé sur la base de la moyenne des cours cotés lors des 20 séances de bourse ayant précédé la tenue de la réunion du directoire du 14 février 2011, diminué d'une décote de 10% et arrondi au multiple de 27 le plus proche. La période d'exercice de l'option de conversion des dividendes en actions nouvelles sera ouverte, auprès du Crédit du Maroc, organisme centralisateur, du 25 juillet au 19 août 2011. A l'expiration de ce délai, et en l'absence de l'exercice de l'option, le dividende ne pourra plus être payé qu'en numéraire. A l'issue de l'augmentation de capital, les fonds propres devraient atteindre 3,82 milliards de DH. Pour rappel, il y a quatre mois, le Crédit du Maroc avait déjà procédé à l'émission d'un emprunt obligataire subordonné pour un montant global plafonné à 500 millions de DH. L'émission a été souscrite plus de 7,5 fois et le taux de satisfaction s'élevait à 13,3%. Dans un contexte économique peu propice, le Crédit du Maroc avait clôturé l'exercice 2010 sur une note positive, grâce à sa politique commerciale ciblée. En consolidé, son Produit net bancaire (PNB) a progressé de 11,2% pour atteindre 2 milliards de DH. Sous l'effet d'une hausse de la charge du risque (+100%) à 481 millions de DH, le Résultat net part du groupe a accusé un repli de 14% à 363 millions de DH. Sur la période 2011-2013, la banque, dirigée par Pierre-Louis Boissière, promet de maintenir le rythme de création de nouvelles agences à raison de 30 ouvertures chaque année pour un budget qui s'élève à 420 millions de DH. Le Crédit du Maroc compte également amplifier l'effort d'ouvertures de comptes auprès des particuliers et des entreprises. Les prévisions tablent sur une progression des dépôts de l'ordre de 11,8% à l'horizon 2011. De leur côté, les crédits devraient enregistrer une progression de 12,8% durant la même période. La croissance annuelle moyenne du PNB serait de 11,2% au cours des trois prochains exercices. La poursuite de l'optimisation des charges d'exploitation devrait permettre d'améliorer le résultat brut d'exploitation dont le taux de croissance annuel moyen sur la période projetée est de 8,71%. Le coût du risque présente une progression moyenne de 1,9% en lien avec l'augmentation des créances clientèles. Enfin, le résultat net du Crédit du Maroc devrait en moyenne croître de 19,6% d'ici à 2013. Le groupe CDM améliore sa solvabilité A fin 2010, le ratio de solvabilité du groupe CDM marque une croissance de 5 points pour s'établir à 11,57%. Cette augmentation est due à la hausse enregistrée au niveau des fonds propres consolidés de 8,8% pour un solde de 3 980 MDH en raison de l'opération d'augmentation de capital par conversion optionnelle du dividende 2009 en actions nouvelles du Crédit du Maroc. Les risques pondérés ressortent en légère croissance de 3,74% en comparaison avec 2009 témoignant des évolutions respectives sur les crédits immobiliers et à la consommation et du resserrement des conditions d'octroi des crédits à l'équipement et des crédits spot.
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