De peur que le cas Ghellab ne se reproduise : L’élection des organes de la Chambre des représentants se fait toujours désirer

Karim devait en principe appeler la semaine dernière à la tenue d’une séance de la Chambre des représentants pour l’élection des organes de celle-ci. Sauf que cette opération n’a pu avoir lieu. Certains constitutionnalistes expliquent cette donne par le fait que M. ne voulait pas que la question de l’incompatibilité de son élection à la présidence de la Chambre des représentants soit de nouveau à l’ordre du jour. Car il y allait aussi de certains ministres-députés qui pourraient être présentés par leurs respectifs comme candidats à des postes au sein du bureau de la Chambre ou à la présidence de l’une des commissions parlementaires. Devant cet état de fait, le président de la Chambre des représentants a opté pour l’expectative, attendant que les députés démissionnent de leurs postes de ministres ou que Abdelilah parvienne à former son .
A propos du cas de Driss Lachgar, ministre chargé des Relations avec le et député de la circonscription de Rabat-Chellah, il s’est avéré que les dires rapportés par certains sites, faisant état de sa démission de son poste de ministre, étaient dénués de tout fondement. La vérité est que celui-ci avait saisi le président de la Cour constitutionnelle pour lui demander un avis motivé concernant son cas de membre au et au . Pour trancher cette question, c’est à cette institution d’émettre son avis concernant ce cas de figure.
Par ailleurs, il convient de rappeler que les ministres députés de l’ se sont abstenus lors de l’élection du président de la Chambre des représentants et ce, dans un total respect de la loi et de la qui stipule qu’une personne ne peut faire partie de l’exécutif et du législatif. Attitude aucunement suivie par les autres ministres, le chef de en premier, Abdelilah , qui a participé au .
En prêtant serment devant le Souverain, M. est considéré comme chef de et ce, même avant la formation de l’Exécutif ou encore la présentation du programme gouvernemental devant le . Déduction faite également par le député PJD Mohamed Ben Abdessadek qui a écrit que « la nomination par S.M le Roi de M. comme chef de a mis fin au mandat du d’ ». Arguant que le principe d’incompatibilité mentionné dans l’article 14 de la loi organique 11-27 concerne les membres de la Chambre des représentants qui acquièrent la qualité de membres du et non l’inverse.
Selon Mohamed Ben Abdessadek, ceci s’applique parfaitement à M. , vainqueur des législatives du 25 novembre, avant d’être nommé chef de . Et partant, il n’avait pas le droit de voter lors de l’élection du président de la Chambre des représentants, conformément à la loi organique n° 11-27 qui vise la séparation des pouvoirs législatif et exécutif.




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