FIFM La parole aux jeunes talents

Créée l’année précédente pour encourager les jeunes réalisateurs, la compétition Cinécoles revient dans cette onzième édition du avec dix courts métrages en lice.

Se voulant accompagnateur du talent marocain, le a consacré à ces jeunes toute une compétition où des talents de trois écoles et instituts marocains ont participé avec leurs produits. Il s’agit des lauréats de l’École supérieure des arts visuels de , l’Institut spécialisé du et de l’ et de l’IHB Art-Média de Casablanca. Ces réalisateurs en herbe étaient ravis d’être sélectionnés pour la compétition. «L’essentiel n’est pas le Prix mais la participation. C’est aussi une occasion pour créer un espace de rencontres et de dialogue entre nous et avec des professionnels», précise le jeune lauréat de l’ISCA Mohammed Rouini. «C’est mon premier travail et c’est un honneur pour moi de participer à un grand comme celui-là», ajoute Mohamed Aouad de l’ESAV.

Ces jeunes talents, qui ont une autre vision du , font preuve de beaucoup de courage étant donné que le est un métier à risque. Il faut avoir de la volonté pour le faire. «J’ai remarqué que la majorité des thèmes abordés sont un peu trop noirs. Il y a le sujet de la solitude qui revient. Ces jeunes voient ce qui ce passe autour d’eux et le dégagent à travers le . Ce sont, en général, leurs histoires ou celles de leur entourage. Certains ont une sensibilité artistique plus frappante que d’autres», explique le jeune réalisateur Adil Fadili. Par le biais de ce concours, la Fondation du FIFM met en place un espace de création cinématographique et d’insertion professionnelle au profit des lauréats d’écoles et d’instituts de .

Durant le , elle instaure une véritable plate-forme d’échanges entre professionnels du secteur et jeunes cinéastes. Le jury, présidé par Sigourney Weaver (comédienne, États-unis), est composé de Farida Benlyazid (réalisatrice et scénariste-Maroc), Pascal Greggory (comédien-France), Marie Gillain (comédienne-Belgique) et Pierre Salvadori (réalisateur-France). Tous sont très contents de constater qu’il y a des jeunes qui étudient le d’une manière professionnelle. «Leurs films sont vus par un grand public. Comme ils ont la chance de rencontrer de grandes stars internationales et des artistes marocains». Devant ces visions croisées et ces thèmes diversifiés, le film gagnant doit rassembler le plus de critères professionnels et artistiques. Doté par S.A.R. le Prince Moulay Rachid, président de la Fondation du , d’un montant de 300 000 dirhams, le Prix Cinécoles est remis au lauréat pour la réalisation de son deuxième court métrage. Cette dotation est totalement gérée par la Fondation du FIFM, du fait qu’elle devra être utilisée pour un film réalisé et achevé dans les trois ans qui suivent, tout en participant aux différentes étapes d’écriture, de réalisation et de montage.




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