Le PJD marque son territoire

Le secrétariat général du au complet a tenu, hier mercredi, une réunion autour du chef de gouvernement. Etaient présents Lahcen Daoudi, Saâdeddine Othmani, Mustapha Ramid, Aziz Rabbah… Il fallait faire le point sur la situation et tracer une feuille de route. «La rencontre a servi à arrêter la méthodologie à suivre dans la gestion des alliances. Nous avons décidé de démarrer nos discussions par la . Les autres formations suivront», Abdelillah a l’issue de la rencontre. Or, dans l’état-major du , on reconnaît le manque d’expérience en la matière. «Nous sommes novices alors que les autres partis avec qui nous allons nous allier sont plus expérimentés. Ils savent jouer de la tactique pour obtenir le maximum», dit l’un d’entre eux.
Après avoir arrêté la vision de l’architecture du prochain exécutif, les négociations pour les alliances vont s’accélérer. Surtout que les canaux de discussions informelles ont démarré bien avant la nomination du nouveau chef de gouvernement.
C’est l’Istiqlal qui arrive le premier. Une rencontre avec était prévue hier en début de soirée au siège du . Ce qui est sûr, c’est qu’une réunion du bureau exécutif de l’Istiqlal, programmée hier mercredi, a été reportée pour aujourd’hui. , en vieux baroudeur de la politique, et renforcé par le bon score réalisé par son parti, arrivera sûrement à convaincre ses alliés.
Suivra en principe l’. Mais l’un des lieutenants du nouveau chef du gouvernement invoque autre chose. Pour lui, les tractations avec Abdelouahad Radi doivent être laissées à la fin. Il faudra que le premier secrétaire du parti de la rose stabilise son appareil. Et pour cause, l’ est divisée sur sa participation au gouvernement. Certains, conduits par Ali et Mohamed Al Achaâri, membres du bureau politique, sont des adversaires farouches à l’implication du parti dans le prochain gouvernement. Pour eux, l’heure de basculer dans l’opposition a sonné. C’est l’occasion de se refaire une santé. D’autres considèrent que le contexte politique exige de réduire au maximum les dissonances. Il en va de la stabilité du pays.
Le cas du est différent. Son bureau politique est favorable à la participation au prochain gouvernement, tout en promettant de défendre ses valeurs dont notamment la modernité et la justice sociale. Mais dès que cette instance a annoncé sa disponibilité à accompagner dans cette aventure, ses adversaires sont montés au créneau. Pour trancher, le secrétaire général Nabil Benabdallah convoquera prochainement le comité central de son parti.
Mais dans cette équation des alliances, le Mouvement populaire est une pièce maîtresse. On dit que le parti de Mohand Laenser est prêt à quitter le pour participer au gouvernement. Le score réalisé lors de ces élections l’a destabilisé. Il est disposé à s’embarquer dans cette aventure sans même faire preuve d’exigence particulière. Le parti dit avoir beaucoup d’atomes crochus avec le , né de la mouvance populaire.
Abdelillah rencontrera par la suite le patron de l’Union constitutionnelle. Après plusieurs années d’opposition, ce parti est prêt à participer au gouvernement. Du coup, son affiliation à la «Coalition pour la démocratie» (ex- ) tombera à l’eau. L’union avec le au niveau des groupes parlementaires ne survivra pas non plus.




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