Déclaration gouvernementale Les dossiers chauds qui attisent les critiques

L’équipe a décidé d’examiner sa déclaration de politique générale lors du prochain conseil de gouvernement. Elle devra ensuite la faire adopter en conseil des ministres, présidé par le Souverain, avant d’être soumise à l’appréciation des deux chambres réunies du Parlement. Si le chef du gouvernement compte sur la cohésion de sa majorité, il doit composer avec une opposition qui commence à fourbir ses flèches. Les récents commentaires de Salaheddine , président du RNI, ne laissent aucun doute quant l’intention de son parti de mener la vie difficile à l’Exécutif. Idem pour les dirigeants de l’USFP qui ont tiré à boulets rouges sur l’équipe qualifiant sa composition d’anticonstitutionnelle. L’UC de Mohamed Abied s’affiche clairement dans les rangs de l’opposition après avoir tergiversé entre deux camps. Enfin, le PAM a dès le début montré la couleur en se rangeant net à l’opposition. Pas de soutien critique ni bénéfice du doute pour et ses ministres. Les quatre partis de l’opposition seront unis face à une déclaration gouvernementale dont on ne tolérera la moindre faille. Quant aux quatre partis de la majorité, ils sont appelés à harmoniser leurs ambitions pour éviter les fausses notes. Des précautions ont été tout de même prises. Le PJD préfère faire des projections de fin de mandat.
Ainsi, il promet 6 ou 7% de croissance du , 3.000 DH pour le smig, la maitrise de l’inflation à 2% et le à 3% du … tout cela vers la fin de la législature qui est de cinq ans. Le gouvernement sera aussi attendu sur plusieurs chantiers à la fois et en premier lieu celui des droits de l’homme et des libertés individuelles et publiques. C’est la raison pour laquelle le ministère de Mustapha Ramid porte désormais l’appellation Justice et libertés. Ceci étant, il ne faut pas perdre de vue l’importance d’un certain nombre d’indicateurs. Car, même si l’inflation ait été maitrisée à 0,5%, cette performance s’est ressentie au niveau de la Caisse de dont les dépenses ont dépassé les 40 MMDH durant l’année 2011. La déclaration gouvernementale doit apporter des pistes d’amélioration de ces indicateurs et d’autres encore. Car, il y a des chantiers ouverts par le précédent gouvernement qui ne sont pas encore bouclés. La réforme du système de des prix des produits de première nécessité est une arlésienne à laquelle l’actuel gouvernement est appelé à apporter sa marque. Car si la situation sociale au Maroc ne permet pas encore une annulation pure et dure de ce système, il reste toujours perfectible. Plus de ciblage des couches nécessiteuses et peut-être une contribution des Marocains aisés peut s’avérer une piste prometteuse d’amélioration. Les dirigeants du PJD ont proposé l’introduction de la zakat qui peut être déclinée comme une contribution déductible de l’IR.
Sur le sujet de la TVA, cher à Lahcen Daoudi, ministre de l’ supérieur, le PJD n’écarte pas la possibilité d’une baisse au profit des produits de base et des . Quant aux produits de luxe, ils peuvent être surtaxés, avait-on estimé, à 30% par exemple. Le dossier des retraites n’est pas en reste. L’équipe hérite d’un casse-tête qui consiste à choisir entre une réforme paramétrique portant sur l’âge de départ en , la cotisation et la base de calcul de la pension ou globale, prenant en compte l’ensemble des caisses existantes. D’études en expertises, la question des retraites représente un défi majeur à plus forte raison que la caisse des fonctionnaires, la CMR, nécessite un traitement d’urgence. L’amélioration des indicateurs et de la qualité de l’ est une autre paire de manche. Le programme d’urgence, qui portait initialement sur trois ans, semble nécessiter plus de temps et de moyens. Le taux d’abandon reste encore trop élevé, autour de 13% au collège. Un boulet que le Maroc traine et qui affecte son classement dans le développement humain. Dans le domaine de la santé, la généralisation du régime d’assistance médicale pour les démunis (Ramed) s’est avéré un vœu pieux. Après une expérience qualifiée de pilote dans la région d’Azilal, le bilan est loin d’être reluisant. La généralisation est loin d’être au rendez-vous et les moyens pour y arriver doivent être colossaux. Les ministres fraichement nommés ont du pain sur la planche.
L’épouvantail du chômage
L’actuel gouvernement est très attendu sur le sujet épineux du chômage. Bien que son taux se soit stabilisé à 9,1%, la contestation est montée d’un cran ces derniers mois. Les manifestations des se multiplient, tandis que l’ s’est inscrite dans une posture de rationalisation des effectifs. La déclaration gouvernementale doit apporter des réponses à toutes ces questions. Une récente déclaration du chef du gouvernement, Abdelilah , laisse entendre que l’intégration des diplômés dans l’ se fera selon le mérite et les besoins réels. Un message clair qui devra remettre en question les pré-requis des associations des .

L’équipe a décidé d’examiner sa déclaration de politique générale lors du prochain conseil de gouvernement. Elle devra ensuite la faire adopter en conseil des ministres, présidé par le Souverain, avant d’être soumise à l’appréciation des deux chambres réunies du Parlement. Si le chef du gouvernement compte sur la cohésion de sa majorité, il doit composer avec une opposition qui commence à fourbir ses flèches. Les récents commentaires de Salaheddine , président du RNI, ne laissent aucun doute quant l’intention de son parti de mener la vie difficile à l’Exécutif. Idem pour les dirigeants de l’USFP qui ont tiré à boulets rouges sur l’équipe qualifiant sa composition d’anticonstitutionnelle. L’UC de Mohamed Abied s’affiche clairement dans les rangs de l’opposition après avoir tergiversé entre deux camps. Enfin, le PAM a dès le début montré la couleur en se rangeant net à l’opposition. Pas de soutien critique ni bénéfice du doute pour et ses ministres. Les quatre partis de l’opposition seront unis face à une déclaration gouvernementale dont on ne tolérera la moindre faille. Quant aux quatre partis de la majorité, ils sont appelés à harmoniser leurs ambitions pour éviter les fausses notes. Des précautions ont été tout de même prises. Le PJD préfère faire des projections de fin de mandat.
Ainsi, il promet 6 ou 7% de croissance du , 3.000 DH pour le smig, la maitrise de l’inflation à 2% et le à 3% du … tout cela vers la fin de la législature qui est de cinq ans. Le gouvernement sera aussi attendu sur plusieurs chantiers à la fois et en premier lieu celui des droits de l’homme et des libertés individuelles et publiques. C’est la raison pour laquelle le ministère de Mustapha Ramid porte désormais l’appellation Justice et libertés. Ceci étant, il ne faut pas perdre de vue l’importance d’un certain nombre d’indicateurs. Car, même si l’inflation ait été maitrisée à 0,5%, cette performance s’est ressentie au niveau de la Caisse de dont les dépenses ont dépassé les 40 MMDH durant l’année 2011. La déclaration gouvernementale doit apporter des pistes d’amélioration de ces indicateurs et d’autres encore. Car, il y a des chantiers ouverts par le précédent gouvernement qui ne sont pas encore bouclés. La réforme du système de des prix des produits de première nécessité est une arlésienne à laquelle l’actuel gouvernement est appelé à apporter sa marque. Car si la situation sociale au Maroc ne permet pas encore une annulation pure et dure de ce système, il reste toujours perfectible. Plus de ciblage des couches nécessiteuses et peut-être une contribution des Marocains aisés peut s’avérer une piste prometteuse d’amélioration. Les dirigeants du PJD ont proposé l’introduction de la zakat qui peut être déclinée comme une contribution déductible de l’IR.
Sur le sujet de la TVA, cher à Lahcen Daoudi, ministre de l’ supérieur, le PJD n’écarte pas la possibilité d’une baisse au profit des produits de base et des . Quant aux produits de luxe, ils peuvent être surtaxés, avait-on estimé, à 30% par exemple. Le dossier des retraites n’est pas en reste. L’équipe hérite d’un casse-tête qui consiste à choisir entre une réforme paramétrique portant sur l’âge de départ en , la cotisation et la base de calcul de la pension ou globale, prenant en compte l’ensemble des caisses existantes. D’études en expertises, la question des retraites représente un défi majeur à plus forte raison que la caisse des fonctionnaires, la CMR, nécessite un traitement d’urgence. L’amélioration des indicateurs et de la qualité de l’ est une autre paire de manche. Le programme d’urgence, qui portait initialement sur trois ans, semble nécessiter plus de temps et de moyens. Le taux d’abandon reste encore trop élevé, autour de 13% au collège. Un boulet que le Maroc traine et qui affecte son classement dans le développement humain. Dans le domaine de la santé, la généralisation du régime d’assistance médicale pour les démunis (Ramed) s’est avéré un vœu pieux. Après une expérience qualifiée de pilote dans la région d’Azilal, le bilan est loin d’être reluisant. La généralisation est loin d’être au rendez-vous et les moyens pour y arriver doivent être colossaux. Les ministres fraichement nommés ont du pain sur la planche.
L’épouvantail du chômage
L’actuel gouvernement est très attendu sur le sujet épineux du chômage. Bien que son taux se soit stabilisé à 9,1%, la contestation est montée d’un cran ces derniers mois. Les manifestations des se multiplient, tandis que l’ s’est inscrite dans une posture de rationalisation des effectifs. La déclaration gouvernementale doit apporter des réponses à toutes ces questions. Une récente déclaration du chef du gouvernement, Abdelilah , laisse entendre que l’intégration des diplômés dans l’ se fera selon le mérite et les besoins réels. Un message clair qui devra remettre en question les pré-requis des associations des .




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