Nombreux ont été les appels téléphoniques entre membres du Comité Exécutif (CE) du parti de l’Istiqlal dimanche pour convenir de la tenue urgente d’une réunion du CE lundi dans la soirée, avec un point unique inscrit à l’ordre du jour, à savoir « la boucherie » qu’a connue le parti par la faute d’Abbas el Fassi, expression sortie tout droit de la bouche d’un dirigeant de parti. Ainsi donc, selon des informations obtenues, la branche syndicale de l’Istiqlal, menée par Hamid Chabat, la Jeunesse istiqlalienne conduite par Abdelkader el Kihel et l’aile féminine dirigée par Naïma Khaldoune, tous trois membres du CE, sont déterminées à « traîner dans la boue » leur Secrétaire général en vue de sa révocation de la manière la plus humiliante qui soit, à travers la convocation d’une session extraordinaire que Conseil national du parti de l’Istiqlal. Tout cela en réponse aux actes d’Abbas el Fassi, dont le seul souci durant toute la période des consultations avec Abdelilah Benkirane a été de garantir la présence au gouvernement de ses deux proches parents, Nizar Baraka et Mohamed el Ouafa. Et il faut reconnaître au chef du gouvernement sortant qu’il a réussi son fait par la proposition du premier à l’Economie et au Finances et le second à l’Enseignement scolaire. Derniers rebondissements de cette affaire, les préparatifs fébriles en vue d’annoncer un front du refus par les dirigeants des travailleurs, des jeunes et des femmes lesquels, jusqu’à une date récente, étaient tout doux tout miel avec el Fassi. L’objectif déclaré de cette action est de barrer la route à Nizar Baraka, gendre d’el Fassi, vers le Secrétariat général du parti, ou celui de Mohamed el Ouafa qui nourrit la même ambition de diriger l’Istiqlal en remplacement de l’époux de la sœur de son épouse. On attend donc un regroupement et un rapprochement de tous les courants istiqlaliens jusque-là antagoniques, contre les personnes d’Abbas el Fassi et de ses deux proches. Ces derniers devront s’attendre à un véritable chemin de croix qui leur sera imposé par les militants du parti, écartés du gouvernement pour des considérations particulières que l’actuel Secrétaire général n’a pu ni réfuter ni défendre.
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