LES autorités sont décidées à mener une guerre sans merci contre le logement anarchique qui a pris de l’ampleur dans la majorité des villes du pays.Après Agadir, les autorités de Salé ont lancé, lundi dernier dans la matinée, une opération de démolition des logements anarchiques à Douar Ank Jmel (arrondissement de Sala Al Jadida). «L’opération porte sur la démolition de 70 habitations construites sans autorisation durant ces dernières semaines», précise un responsable de la Préfecture de Salé. Et pour mener à terme cette opération, les autorités ont déployé des bataillons de policiers pour surveiller les sites concernés par la démolition. Et cela dans l’objectif de contenir une population en colère qui n’a pas hésité à créer la confrontation qui a fait à 17 blessés légers dans les deux camps, dont 11 appartiennent aux forces de l’ordre. «Actuellement, la situation est maîtrisée et on compte achever cette opération avant vendredi prochain», explique le responsable de la préfecture.Il faut signaler que ces logements se trouvent dans une zone inscrite dans le territoire de l’aménagement de la vallée du Bouregreg. «Ces logements ont été construits sans autorisation, en plus ils présentent un danger certain pour la population, car le terrain sur lequel ils sont bâtis est glissant avec une pente vers l’oued du Bouregreg », indique de sa part Lemghari Essakl, DG de l’agence de l’aménagement de la vallée du Bouregreg. Pour lui, à défaut de réseaux d’assainissement, les eaux usées de ces logements et d’autres situés dans le quartier Quaria sont rejetées dans l’Oued du Bouregreg. Les responsables de l’agence du Bouregreg ont saisi le Gouverneur de la ville et le procureur du Roi pour ces irrégularités en matière d’urbanisme. Des enquêtes judicaires seront ouvertes contre les «faux lotisseurs» qui ont procédé d’une manière illégale au morcellement de cette zone et la vente des lots. «Faute de moyens, j’étais dans l’obligation de venir dans ce quartier où le prix du terrain est relativement abordable pour construire un logement pour abriter ma famille», avance Bouchaib dont l’habitation vient d’être démolie. Lui et ses voisins sont conscients du danger que représente leur quartier. «En principe, les autorités devraient intervenir au commencement des travaux, ce qui nous aurait permis d’épargner de l’argent», fustige Bouchaib. On apprend que des campagnes de sensibilisation ont été menées par les autorités pour expliquer aux citoyens la nécessité d’attendre l’obtention des autorisations de construire. Mais ce qui est frappant c’est que la majorité des logements concernés par l’opération de démolition est branché au réseau d’électricité avec à la clé un compteur.
Related posts
- Agadir : Démantèlement d’une bande de trafic de drogue et d’émigration clandestine
- Les Echos au coeur de la campagne électorale
- La forêt d’Amskroud en flammes : Le feu ravage des dizaines d'hectares d’arganiers
- Concert La tolérance en musique
- La chanteuse Zahra Hindi victime d’une agression à Agadir
- Santé : Une petite fille entre la vie et la mort
- Inauguration de l'autoroute Marrakech Agadir
- Recrutement pour les collectivités territoriales : Echauffourées au concours de l’Intérieur
- Le maire d’Agadir empêché de prendre part à la cérémonie d’allégeance : L’Intérieur enquête et les Ittihadis solidaires avec Tarek Kabbaj
- SM le Roi se rend au chevet des blessés de l'attentat de Marrakech

